Après un petit quart d’heure à cheval, ils finirent par atteindre la résidence royale. Le palais était de toute beauté et avait été réalisé avec goût. Les personnages de la façade étaient finement sculptés et les fenêtres étaient larges et hautes. Ce palais était un lieu d’apparat et certainement pas un refuge en cas de conflit. D’ailleurs les différents citoyens pouvaient y accéder en toute liberté car il avait pour autre fonction d’être le cœur de l’administration locale.
Une fois dans la cour intérieur, les étrangers furent invités à mettre pied à terre et à rejoindre une portion de l’ensemble à l’écart du reste : Le siège du gouvernement royal. Cette partie du palais n’était pas très imposante mais à la différence des autres lieux de l’ensemble, elle était fortement gardée par des sentinelles en armes. Les fenêtres étaient équipées de barreaux pour assurer une protection optimale. Cela donnait l’impression de se trouver face à une place forte malgré l’élégance et la grâce de l’ensemble architectural.
Leur arrivée était attendue, les gardes ne firent aucune difficulté pour les laisser passer. L’atmosphère était pesante, les soldats qui les escortaient avaient du mal à dissimuler leur nervosité. Après une brève attente dans une petite salle, ils furent rapidement introduit dans un salon d’apparat ou les attendait trois nobles. Bien évidemment leurs chaperons, au nombre de quatre, les observaient de très près afin de parer à toute attitude hostile.
Le personnage central les interpella en leur demandant l’objet de leur visite. Zelphire pris la parole et indiqua de but en blanc l’objet de leur voyage. Immédiatement ce fut la consternation et des murmures s’élevèrent entre les trois aristocrates. Une fois le calme rétabli, ils indiquèrent à Zelphire que l’objet dont elle parlait été partie intégrante du trésor royal. En conséquence, il ne pouvait être restitué ou donné pour quelle que raison que ce soit. Seul le roi pouvait déroger à cette règle.
Arion, dont la spontanéité était implacable et désarmante, clama qu’ils devaient absolument voir le roi sur le champ. La réaction du conseil fut unanime : C’était impossible. Arion ne pris pas une seconde pour réfléchir, il asséna un violent coup de coude au chevalier de droite et dans la même seconde frappa du pied celui de gauche. Les deux hommes allèrent s’écraser deux mètre plus loin incapable de résister à la force surhumaine d’Arion. Les deux chevaliers encore debout tirèrent leurs armes du fourreau et se précipitèrent vers leur adversaire. Il aurait subi une blessure mortelle s’ils n’avaient été pétrifiés avant de pouvoir l’atteindre. Leurs membres ne répondaient plus, seules leurs têtes horrifiées tournaient en tout sens pour déterminer l’origine de ce maléfice.
Arion fit volte face a ses deux assaillants statufiés . Il se relâcha quelques peu. Il remarqua Zelphire dans une profonde transe. Des gouttes de sueur perlaient sur son front. L’effort que lui demandait sa magie était gigantesque. Elle ne pourrait bien longtemps maintenir son emprise sur autant d’humains. Avec célérité Arion ligota les deux chevaliers encore debout mais toujours incapables de se mouvoir. Il s’assura que les deux autres qu’il avait expédiés à même le sol n’était plus une menace. Une fois ces précautions prises, il ramassa son arme qui lui avait était confisquée et s’avança d’un pas menaçant vers les gentilshommes terrifiés.
Au même moment Zelphire à bout de force relâcha son emprise et sombra immédiatement inconsciente. Alors qu’Arion sommait les nobles de le conduire au roi, celui-ci, par une porte dérobée fit irruption dans la salle. Il avait observé les évènements via un judas habilement occulté. Il avait estimé que le moment opportun était venu pour mettre un terme à ces troubles. L’entrée du souverain eut l’effet escompté. Arion s’inclina gravement devant le monarque. Il demanda immédiatement assistance pour Zelphire toujours inanimée et lui implora de le pardonner pour tous les désagréments qu’il lui avait causés.
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