dimanche, mars 19, 2006

La Découverte

C’est ainsi que tout commença, par un beau matin d’été, Arion entreprit l’une de ses promenades favorites au sein de la forêt de Trobb. L’immensité de cette forêt lui offrait en permanence de nouvelle découverte d’essences et d’animaux. Il ne se lassait pas d’observer cette vie grouillante bercée par le bruissement des animaux affairés à assurer leur subsistance ou leur survie. Après des années d’observation du monde sylvain, il avait acquis une certaine habileté pour se mouvoir discrètement et il se fondait totalement dans cette faune. On aurait dit qu’il était une partie de ce monde, un membre à part entière. Malgré le danger latent, les rares confrontations auxquels il avait été contraint de faire face s’étaient soldées par une retraite de l’ennemie. Les animaux sauvages, même les plus agressifs, préféraient la retraite à un affrontement aléatoire.

Arion se laissait porter par l’esprit de la forêt, il marchait sans but réel. A chaque fois, il s’enfonçait plus profondément au sein de la gigantesque Trobb. Quand la fatigue le gagnait, il faisait une pause et observait les alentours. Il se nourrissait de la sérénité qui y régnait. Il se sentait compris, il existait. Après plusieurs heures de marche ce fameux jour, il décida de faire une pause au sein d’une minuscule clairière tout près d’un ensemble dense de robustes chênes. Le soleil montait à son zénith quand il s’assit pour prendre une frugale collation. C’est pendant ce moment de repos, pendant que son esprit vagabondait que son regard se posa sur une stèle presque totalement occultée par la végétation au pied d’un chêne centenaire.

Poussé par la curiosité, Arion s’approcha du monolithe, il s’appliqua à retirer la végétation qui le recouvrait. A sa grande surprise, la plaque de marbre de Carrare était en parfait état. C’était un rectangle de deux mètre sur un qui portait des inscriptions. Au début le texte lui parut indéchiffrable, mais la langue au cours des derniers millénaires avait peu évoluée, ainsi avec quelques ajustement de lettre et quelques extrapolations de mots, il fini par soutirer un sens au mots. Il était écrit :

« Ici repose Zelphire, fille de Trogodon roi des elfes Cyllique du nord. »
Sous le texte était apposé une date : « solstice de 716 »

Dès qu’Arion lut la date, il fut pris de vertige. Cela faisait environ 10 000 ans selon le calendrier des Royaumes Unifiés que Zelphire reposait là.

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