Arion se décida enfin à intervenir. Le jour déclinait rapidement pendant l’été et il était urgent de rejoindre le village car la forêt de Trobb était peu sûre la nuit. Zelphire ne fit aucune difficulté pour lever le camp. Il faut dire que la crypte était humide, inconfortable et ne convenait pas vraiment aux vivants. Une fois à l’extérieur, elle révéla au travers de sa tunique transparente une silhouette gracile avec des hanches douce et des seins ronds et fermes. Elle était une véritable incarnation de la beauté. Arion avait du mal à départir son regard de cette femme sublime. Elle lui lança un regard amusé en l’interpellant, il sursauta.
Elle lui expliqua sur le chemin du retour qu’ils n’auraient pas de répit. Il fallait au plus tôt partir car elle avait besoin de retrouver son objet de pouvoir (une amulette) pour restaurer ses pouvoirs. Un peu plus sûr de lui Arion hasarda une question. Il voulu savoir pourquoi elle l’avait appelé chevalier force. Elle lui expliqua qu’elle pouvait voir au-delà des apparences et malgré les milliers d’années qui les séparaient de son époque, elle pouvait reconnaître tous les descendants des différentes castes de chevaliers ou autres clercs ou paladins. Son ancêtre direct était un chevalier force, une caste de chevalier caractérisée par des capacités extrêmes dans la force physique. Elle lui expliqua qu’elle pourrait l’aider à développer ses aptitudes qui étaient encore très sous employées.
La forêt était maintenant très sombre et projetait autour d’eux des ombres inquiétantes. Arion n’était pas impressionné par la pénombre et il connaissait bien tous les bruits de la nature. Cependant quelque chose l’inquiétait. Il régnait un silence inhabituel dans ce bois. D’instinct, il porta la main à son épée tout en continuant de progresser. Zelphire se tenait à coté de lui et s’était insensiblement rapprochée. Elle sentait elle aussi que quelque chose ne tournait pas rond. Tout à coup, une flèche fendit l’air et transperça le bras de la belle. Le trait lui arracha un cri de douleur mais la blessure n’était pas grave. Arion dans le même instant réussi à esquiver les projectiles qui lui étaient adressés. Sans ses redoutables capacités physiques, il serait mort sur le coup.
Il avait pu déterminer l’origine de l’attaque et sans hésiter il se précipita pour éviter une deuxième salve meurtrière. C’est alors qu’il remarqua trois hommes occupés à bander leurs arcs pour clore la rixe. Il ne leur laissa aucune chance. Avant qu’il ait pu comprendre ce qui lui arrivait le premier assaillant fut transpercé de part en part et il s’effondra avec un air hébété. Mais les deux autres brigands l’avait déjà mis en joue et lui décochèrent une deuxième volée. Arion comprenant trop bien ce qui allait se passer utilisa le corps du pauvre bougre comme bouclier. Les flèches s’enfoncèrent profondément dans la carcasse dégoulinante de sang. Une fois l’assaut passé, Arion projeta le corps de l’homme sur les deux survivants ce qui eux pour conséquence de les faire s’effondré sous le poids de la charge.
Réduit à l’impuissance au sol, il se précipita vers les deux gisant et exécuta le second malfaiteur. Son épée transperça son crâne avec une vitesse telle qu’il éclata sous le choc. Le troisième homme effaré devant tant de puissance rompit le combat et préféra s’évanouir dans les bois non sans pousser des hurlements de peur. La rage d’Arion s’apaisa pour faire place à une terrible crainte. Il se retourna prestement vers Zelphire pour accourir à ses cotés. Il examina la blessure et fut soulagé, elle n’était que superficielle. Encore en état de choc, il la pris dans ses bras et la porta jusqu'à sa demeure.
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